On ne donnait pas cher des chances de Cleveland dimanche soir. Muette offensivement pendant trois quarts-temps, l’attaque a semblé condamnée à une nouvelle soirée sans relief. Mais portée par une défense héroïque, les Browns ont trouvé les ressources dans les dernières minutes pour renverser Green Bay. En l’espace de quelques actions, ils ont inscrit 10 points pour arracher l’égalisation, puis vu Andre Szmyt crucifier les Packers au bout du suspense d’un coup de pied de 55 yards. Victoire 13-10, au bout d’un scénario totalement improbable.
Les Browns ouvrent la rencontre avec quelques courses solides de Quinshon Judkins et une connexion avec Cedric Tillman. Mais trop prudents en territoire adverse, ils se résignent à punter au lieu de tenter un quatrième down. Bojorquez expédie son coup de pied directement en touchback, pour un maigre gain net.
La défense se met immédiatement en évidence : Collins et Graham partagent un sack, puis la pression constante force Jordan Love à rendre le ballon. De retour en attaque, Cleveland est vite freiné par une pénalité de Lucas. Flacco ne parvient pas à prolonger le drive, et les Packers reprennent la main avec une position de départ avantageuse. Green Bay avance méthodiquement grâce à Josh Jacobs, mais se heurte à une défense solide menée par Myles Garrett.
En redzone, Denzel Ward sauve les siens avec une superbe couverture pour forcer un field goal de McManus (0-3). Cleveland réagit par quelques courses de Judkins et un jeu renversé original sur Fannin, mais un sack de Rashan Gary met fin à l’élan.
La défense reprend le flambeau : Schwesinger pense forcer un punt sur un sack, mais LaFleur gagne son challenge pour “trop d’hommes sur le terrain”. Le drive continue, mais Garrett et Huntington rectifient le tir avec un nouveau sack pour sortir les Packers de portée.
Avec moins de deux minutes à jouer avant la pause, Flacco trouve Jeudy pour une belle conversion, mais une pénalité fantôme anéantit les espoirs de points. Son dernier lancer est intercepté, et les deux équipes rentrent aux vestiaires sur un score famélique de 3-0.
La seconde période commence mal offensivement pour Cleveland : plusieurs drives avortés et un nouveau sack sur Flacco amènent des punts successifs. Green Bay, lui, finit par trouver la faille : après une grande course de Jacobs puis des séries au sol bien gérées, Jordan Love trouve John FitzPatrick dans la endzone pour le touchdown (0-10) à 3:23 de la fin du quart. Les Browns répondent timidement par une passe à Njoku, sans parvenir à relancer durablement. En fin de quart, une faute de gestion du temps côté Packers (snap alors que l'horloge touche les zéros) se solde par un sack important de Schwesinger, petit sursis pour Cleveland, mais l’attaque reste globalement inoffensive.
Le quatrième acte démarre avec une attaque des Browns qui accélère enfin : Judkins explose pour 14 yards puis surtout pour 38 yards, plongeant Cleveland dans la redzone. Une série brouillonne amène les Browns au 1 yard. Mais une pénalité offensive (chop block) fait reculer l’équipe et empêche un TD immédiat. Szmyt doit se contenter d’un field goal de 35 yards qui réduit l’écart (3-10).
Sur le drive, Green Bay avance en gérant le chrono : courses de Jacobs et jeux courts pour ronger le temps, forçant Cleveland utiliser ses timeouts. Mais en 3e et 3, Love est surpris par Grant Delpit qui intercepte et ramène le cuir jusqu’aux 4 yards. Flacco obtient une nouvelle pénalité défensive pour mettre la balle aux portes de la endzone, Judkins marque son premier touchdown en NFL et Szmyt transforme (10-10).
La réponse des Packers à 3:01 est symptomatique de leur volonté de manger l’horloge : longs drives au sol, conversion des yards courts et gestion du play clock pour réduire le temps restant et laisser peu de munitions à Cleveland. Sur ce drive, la polémique arrive : Jacobs semble perdre le ballon sur une action de Devin Bush, mais les arbitres maintiennent la possession des Packers après l’examen de la vidéo : le ballon reste donc à Green Bay. Ils continuent à utiliser le temps, se rapprochent d’un field goal et achèvent le travail de gestion du chrono par d’autres courses et un jeu qui épuise la montre.
Sur la tentative de McManus pour plier le match, Cleveland sort un geste décisif : Shelby Harris parvient à dévier le coup de pied ! Les Browns récupèrent la gonfle au milieu de terrain avec seulement 21 secondes à jouer et zéro temps mort. Une petite pénalité contre Green Bay (5 yards) améliore légèrement la position, puis un lancer rapide de 3 yards vers l'extérieur du terrain pour Thrash et une passe risqué en plein axe du terrain gagne 8 yards supplémentaire par Njoku. Mais l'attaque était prête sur cette occasion et le spike est parfaitement exécuté, le chronomètre tombe à 2 secondes. Szmyt est aligné sur le ballon au 38 yards (soit 55 yards pour le coup de pied). Szmyt transforme la tentative et donne la victoire improbable après une fin de match où Green Bay avait cherché à tuer le temps et où Cleveland a su, malgré la panne offensive longue, jouer ultra rapidement pour obtenir l’ultime tentative.
Points positifs
- Une défense héroïque
- Grant Delpit, auteur de l'interception qui a tout changé
- Quinshon Judkins, décisif avec 94 yards et un TD
- Szmyt, solide mentalement après sa défaillance en W1
Points négatifs
- L’attaque fantomatique pendant trois quarts-temps.
Soyez le premier à partager votre avis !